Le télétravail a battu des records d’adoption dans le monde entier, et particulièrement en France, qui n’était pas culturellement en faveur de cette forme de travail puisque seulement 1,8 million d’employés le pratiquait régulièrement avant le confinement général de la population. Cette nouvelle forme de travail à distance, suivant le premier rapport d’IDC, aurait amélioré la productivité des employés. L’impact sur la productivité du travail « physique » avec le retour à la normale sur les entreprises reste inconnue, mais une des façons de le mesurer serait d’analyser l’impact de cette nouvelle forme de travail sur les systèmes informatiques des organisations, sa sécurité et sa rentabilité. Regardons de plus près.

Des milliers d’entreprises ont dû s’adapter à cette nouvelle réalité, les employés étaient obligés de travailler depuis leur domicile, la loi l’imposait. Mais beaucoup d’entreprises et organisations n’étaient pas encore prêtes à passer le cap technologique qui leur permettrait d’accéder aux applications et aux services généraux, avec toutes les garanties de sécurité.

Dans certains cas, les employés ont du se confronter à des obstacles techniques pour travailler en toute normalité, ne pas avoir à portée de mains la technologie nécessaire pour accéder aux documents et applications de l’entreprise par exemple. Pour cela, les départements informatiques doivent travailler de manière ingénieuse pour offrir un retour à la normale en toute sécurité.

Pour commencer, un rapport récent du Gartner révèle que 74% des directeurs financiers ont l’intention de faire travailler leurs collaborateurs à distance de façon permanente, dès la fin du confinement. La France n’était pas adepte du télétravail, mais maintenant, plus de 70% des travailleurs  ?pensent que le travail à distance sera utilisé sur le moyen terme.

En réalité, toutes les entreprises comptent sur un Plan de Continuité englobant le télétravail, pour être réactif en cas d’imprévu. Et cela passe par des réseaux sécurisés VPN, en plus des dispositifs et des logiciels nécessaires pour télétravailler.

Ces plans sont très répandus dans les multinationales et les grandes sociétés locales, mais beaucoup moins dans les PME, qui n’ont pas les moyens de se doter des outils les plus sécurisés.

Cependant, elles ont pu maintenir leur activité pendant les mois de confinement, grâce aux outils numériques disponibles, avec un simple ordinateur et une connexion Wi-Fi ou encore l’accès à des services de vidéoconférence en ligne très abordables et simples d’utilisation. Cependant, il existe des risques sérieux pour la sécurité de l’information et il est conseillé de procéder à un examen approfondi des infrastructures des entreprises, qui sont désormais massivement accessibles à distance.

Il est clair que le risque des systèmes augmente chaque fois que les dispositifs d’accès sortent de l’infrastructure du réseau et se connectent à de nouveaux réseaux Wi-Fi. Il est donc recommandé de fournir un accès VPN à tout le personnel, d’utiliser un logiciel de sécurité sur tous les mobiles et ordinateurs portables de l’entreprise, de séparer les données personnelles et professionnelles, et de restreindre les applications qui peuvent être installées.

Et surtout, des mesures de sécurité générales extrêmes, de bonnes pratiques pour l’accès aux réseaux publics et le téléchargement de logiciels non autorisés doivent être mises en place afin que cette nouvelle fièvre du télétravail soit sûre et stable dans le temps.