Les robots logiciels interprètent l’interface utilisateur d’applications tierces et sont configurés pour exécuter des étapes identiques à celles d’un utilisateur humain. Ils sont configurés (ou formés) à l’aide d’étapes démonstratives, plutôt que programmés à l’aide d’instructions basées sur un code.

Il s’agit d’un concept important, car l’intention n’est pas de fournir une autre plate-forme de codage pour les utilisateurs informatiques (qui disposent déjà de plates-formes logicielles et middleware). Il s’agit plutôt de gagner en agilité et en configurabilité auprès d’utilisateurs non techniques dans leurs départements respectifs.

 

Le paradigme, en bref, est qu’un robot logiciel se comporte comme un travailleur virtuel, qui peut être rapidement “formé” par un utilisateur professionnel, intuitivement et de la même manière qu’il a été formé auparavant. L’avantage de cette approche est double : premièrement, elle permet aux services opérationnels de s’approvisionner eux-mêmes. Deuxièmement, il libère les compétences limitées et précieuses des professionnels informatiques pour qu’ils puissent se concentrer sur des implémentations plus stratégiques d’ERP ou de BPM.

 

Comme c’est le cas pour de nombreuses nouvelles technologies, l’intégration de la RPA (ou automatisation robotisée des processus) dans les entreprises exige un investissement en temps et en ressources, ainsi qu’un engagement en faveur du changement. Une fois la décision prise, l’étape suivante consiste à choisir les processus les plus appropriés à automatiser, en fonction de leur potentiel en valeur ajoutée pour l’entreprise.

La décision la plus difficile à prendre à la RPA est de choisir par quel processus commencer ce changement. Par exemple, devriez-vous d’abord aborder les processus simples ou plus vastes ? Avec chacun ses avantages et ses inconvénients.

Commencer à automatiser des processus simples signifie que vos résultats arriveront plus tôt, mais auront un impact limité sur les opérations de l’entreprise, en termes d’économie de temps et d’argent. En choisissant des processus complexes et critiques pour l’entreprise, le retour sur investissement obtenu sera plus élevé, mais le temps et l’effort consacrés augmenteront également de manière significative. Alors, par où commencer ?

La première règle d’or que les experts recommandent de suivre est que tous les processus automatisés soient basés sur des règles et des définitions, avant leur lancement. En général, elles seront appliquées à des tâches fastidieuses et répétitives, presque toujours liées à des processus de ressources humaines, de finances et de comptabilité, de services et d’opérations informatiques, qui n’ajoutent pas une valeur excessive.

Une bonne pratique pour cette première évaluation consiste à créer une matrice pour qualifier le potentiel d’automatisation des processus, une sorte de tableau de bord pour suivre et obtenir une visibilité de l’effort d’automatisation réalisé.

Il est également recommandé d’évaluer et d’analyser chaque processus en fonction de 3 critères : le facteur humain (combien de temps les employés doivent accomplir la tâche), la complexité (les processus les plus complexes sont ceux qui apportent les plus grands avantages s’ils sont automatisés, bien qu’ils nécessitent beaucoup plus de temps) et la stabilité (un processus qui varie fréquemment, ou subit des changements importants, ne se prête pas à une automatisation).

Choisir les bons processus à automatiser est donc la clé. Mieux vous comprendrez chacun d’entre eux, plus vite vous pourrez créer le scénario d’automatisation idéal.