En 2019, le nombre d’entreprises qui s’engageront dans une transformation digitale va rapidement s’accroître. Comme pour la course à l’espace, les objectifs sont ambitieux, mais ils sont aussi prometteurs. À condition de bien choisir ses stratégies.

Selon une étude IDC FutureScape intitulée « Worldwide IT Industry 2018 Predictions », « d’ici 2020, 60 % des entreprises auront finalisé leur stratégie digitale et commenceront sa mise en œuvre pour affronter la nouvelle économie numérique ».(*) Mais si l’aventure de la transformation digitale est propice à l’innovation, à l’invention de nouveaux modèles économiques, à l’avènement de nouvelles technologies et même à l’émergence d’entreprises entièrement digitales fondées sur les dernières technologies, elle risque aussi d’être inégale.

En effet, pour rivaliser avec des entreprises ayant déjà adopté des stratégies hybrides et réussi à mettre en place des modèles économiques cohérents et efficaces, les nouveaux venus devront être capables « de concentrer leur informatique et leurs objectifs métiers autour d’une approche digitale commune », comme le suggère Dan Hushon, CTO de DXC Technology, dans son article sur les 6 tendances digitales qui permettront d’accélérer la transformation de l’entreprise en 2019. Cette stratégie digitale unifiée est indispensable pour se débarrasser de la dette technique. Mais, pour permettre un vrai décollage, il est essentiel que cette stratégie soit portée par des objectifs ambitieux.

En fait, une telle quête implique un changement radical. Car il ne s’agit pas de rajeunir des produits et des services, mais bien de s’insérer dans de nouveaux écosystèmes et de doper la productivité. Pour mener une transformation digitale rapide et à grande échelle, une bonne maîtrise de la circulation de l’information, une organisation collaborative et expérimentale du travail, un accès plus ouvert aux ressources, sont nécessaires. À condition, là encore, comme le précise Dan Hushon, « de ne pas négliger l’intégration des processus métiers dans une plateforme de services modernisée, capable de prendre en charge des volumes colossaux de données et des processus compatibles avec une vitesse machine élevée, véritable moteur de la productivité ».

Heureusement, « la dernière génération de plates-formes digitales offre des services de plus en plus ouverts, modulaires et granulaires, provisionnés dans le cloud et délivrés sous forme de plate-forme en tant que service (PaaS), sans serveurs ». Toujours selon Dan Hushon, « ces couches intelligentes de logiciels et de données ont déjà permis des avancées dans le big data, l’analytique, l’intelligence artificielle  et l’automatisation, et trouvé leur place dans des pratiques agiles/DevOps, pour créer des workflows agiles peu coûteux, toujours plus automatisés et intelligents, et désormais hors de portée de l’humain ».

Il va sans dire que pour les entreprises, cette maîtrise des flux d’informations et des modèles analytiques dynamiques crée d’énormes opportunités. Par exemple, comme l’indique une étude IDC FutureScape intitulée “Worldwide CIO Agenda 2018 Predictions”,  d’ici 2020, 60 % des DSI mettront en œuvre un modèle d’entreprise et une culture informatiques orientés non plus sur les projets informatiques, mais sur les produits numériques.(**) Grâce aux plates-formes, ces entreprises pourront augmenter la connectivité interne et externe entre les acteurs de l’écosystème, réduire la complexité des données par l’analyse, l’abstraction et l’automatisation, et fluidifier la circulation des données. L’objectif final étant d’offrir un meilleur service, plus personnalisé, à leurs clients et de développer d’autres niveaux d’engagement en leur proposant de nouveaux services. Avec à la clef, des réductions de coûts d’un côté et de nouvelles sources de revenus de l’autre.

 

* Source : IDC FutureScape: Worldwide IT Industry 2018 Predictions (Doc #US43171317/Oct 30, 2017)

 ** Source : IDC FutureScape: Worldwide CIO Agenda 2018 Predictions (Doc #US41789117 / Oct 31, 2017)